L'apiculteur de Bonaparte

 

Maison d'édition : Viviane Hamy (Bis)

Date de parution : 11/02/2016

Prix chez l'éditeur : 8 €

Nombre de pages : 112

Nombre de tomes : 1

 

 

 

Résumé

 

 

Pourquoi Napoléon a-t-il recouvert le manteau impérial d'abeilles ? Pasolini, apiculteur passionné sur l'île d'Elbe, est sûr que le destin de l'Empereur est lié à l'insecte ; sa stratégie militaire n'est-elle pas copiée sur celle des abeilles autour de leur reine ? Quelle n'est pas l'émotion de ce bonapartiste convaincu lorsqu'en 1814, Napoléon arrive sur l'île dont il se voit octroyer le règne. Le monarque déchu prend vite possession du territoire, il l'explore, mais il s'intéresse mystérieusement à une des richesses locales : le miel. La visite des ruches serait une façon de donner corps à l'emblème impérial. Le rendez-vous avec Pasolini est pris. L'affaire tombe bien puisque ce dernier a été désigné par un mouvement secret pour le convaincre de prendre la tête d'une armée afin de libérer l'Italie. Dans l'univers étouffant de l'île, l'apiculteur s'emballe dans l'expectative de la rencontre jusqu'à la folie. Il finira mal et l'autre, son histoire est écrite dans les livres. 

 

 

Mon avis

 

Je tiens à remercier les éditions Viviane Hamy pour m'avoir permis de découvrir José Luis de Juan avec ce court roman "L'apiculteur de Bonaparte". Une jolie découverte mélangeant une histoire à l'Histoire.

L'auteur nous conte ici la vie napoléonienne de l'île d'Elbe pendant les quelques mois où Bonaparte fut "exilé" sur ce bout de terre. Il combine à cette période historique, la vie de Pasolini, l'apiculteur elbois (que j'ai trouvé un peu fou, pour ma part) qui fourmille d'idées quant à la relation qu'aurait l'Empereur avec les ruches et les abeilles. Deux personnages, à l'esprit particulier, qui frôlent les limites de la folie et de l'obsession.

L'auteur, que je ne connaissais pas, construit son récit étrange avec habilité et je ne peux que souligner sa plume raffinée, tout "en dentelle". J'avoue que la finesse de la langue française qui est utilisée ici, fait de ce roman, un petit bijou de subtilité (même si , pour mon cas, car tout est subjectif dans la lecture, ce n'est pas le genre de plume que je lis le plus souvent...)

Pour conclure, une belle rencontre entre moi, Bonaparte et les ruches elboises ! Je vous souhaite à tous de très belles découvertes.

 

cat 4 sur 5

 

 

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