Les lits en diagonale

 

Maison d'édition : Pocket

Date de parution : 01/03/2012

Prix chez l'éditeur : 6.20 €

Nombre de pages : 119

Nombre de tomes : 1

 

Résumé

 

 

Ils sont frère et sœur, ils sont inséparables. Son grand frère, c'est son héros, qui veille sur ses nuits.  Et puis un jour, sa mère lui explique : son grand frère a besoin de plus d'attention, de plus d'amour... Elle, elle n'est qu'une enfant, elle n'a pas remarqué les mots qui butent contre les lèvres, la démarche chaotique... Son monde s'écroule.  Alors elle l'aimera encore plus. Frère et sœur, ensemble, seuls contre le monde. 

 

 

Mon avis

 

Anne Icart nous raconte, dans ce récit autobiographique, sa relation avec son frère handicapé, Philo. Elle partage avec nous ses souvenirs d'enfance et d'adulte avec énormément de tendresse et de douceur. En lisant la quatrième de couverture, on pourrait s'imaginer verser des larmes... Mais non. Cette histoire n'est pas triste. Loin de là. On y voit un lien fraternel très fort, du courage et beaucoup de sincérité.

L'auteure se remémore sa vie, les moments durs, comme la fois où elle perd son frère à la gare de Montparnasse, les accidents, les psy, les regards des autres, la honte, la gêne, mais également les moments de joie, les fous rire, les parties de cartes, les vacances à Saint-Lizier... Elle nous le transmet avec énormément de simplicité. Le lecteur ne s'apitoie pas, le récit est émouvant et lumineux.

 Mon petit bémol serait qu'il n'y a pas vraiment de début ou de fin... Nous suivons l'ordre chronologique de ses souvenirs, qui y sont déversés à travers les chapitres, sans réel lien entre eux. Cependant, on se laisse emmener par le courant de tendresse de ce court récit de vie.

Un beau récit que je vous invite à découvrir. Je vous souhaite de belles lectures !

 

 

Citations

 

"Maman m'explique que tu n'as pas de rhume, mais une maladie qui ne se guérit pas. Que tu seras toujours comme ça, et que tu auras toujours besoin de nous, beaucoup plus que les autres enfants, beaucoup plus que moi. Qu'il faut être très gentil avec toi. Qu'il faudra bien s'occuper de toi, toujours. Moi ce que je retiens, c'est que tu ne guériras pas.

Que tu n'es donc pas un héros, mon héros, mon grand frère sécurisant, admirable, qui me rassure quand j'ai peur du noir et des pieuvres martiennes. Mon héros dont je n'ai pas remarqué les mots qui butent contre ses lèvres, dont je n'ai pas vu la démarche chaotique, les retards accumulés. Je n'ai rien vu de tout ça, jamais, aveuglée par une admiration immense. Mon frère adoré."

 

 

 

4 SUR 5

 

 

 

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